« Ce n’était encore qu’un échange. Mais certaines poignées de main portent déjà la force d’une promesse », a déclaré Wilson Isidor à l'issue de cet entretien stratégique.

Depuis plusieurs années, en raison des défis sécuritaires et de l'état des infrastructures, la sélection nationale haïtienne se voit contrainte de disputer ses rencontres dites « à domicile » sur des terrains extérieurs. Un exil forcé qui prive le public haïtien de ses héros et fragilise le développement de la discipline dans le pays.

S'adressant directement aux instances décisionnelles du ballon rond, l'attaquant grenadier a souligné l'urgence de restaurer l'antre historique du football haïtien :

« Chers dirigeants des plus hautes instances du football mondial, Haïti ne demande pas seulement à rejouer à Sylvio-Cator... Haïti attend de rentrer chez soi ! C’est une nécessité afin de poursuivre le développement du football haïtien, et de continuer à vivre des moments de partage, de joie et de fierté comme nous en avons vécus durant cette Coupe du monde 2026. »
L'impact des récentes performances haïtiennes sur la scène internationale a démontré le potentiel d'unité et de cohésion sociale que génère le football au sein de la population. Pour les Grenadiers, la remise aux normes internationales du Stade Sylvio Cator représente une étape indispensable pour rejouer devant leurs supporters et offrir aux jeunes talents un cadre de compétition adéquat.

Cet échange diplomatique entre le joueur et le président de la FIFA rallume l'espoir de voir à nouveau le drapeau bleu et rouge flotter au cœur de Port-au-Prince lors des prochaines échéances internationales.