Ceux qui suivent le parcours de l'artiste savent que cette candidature n'est pas une lubie électoraliste, mais la suite logique d'un combat mené de longue date à travers ses œuvres. De ses textes ciselés qui dissèquent les injustices sociales jusqu’aux tribunes où il porte haut la dignité du citoyen, Jean Jean Roosevelt a toujours refusé le confort de la neutralité.

En choisissant de briguer un siège au Sénat pour la Grand-Anse, il transpose dans le champ politique cette exigence de vérité qui caractérise sa discographie. Là où d'autres récitent de creuses promesses de campagne, l'artiste arrive avec un bagage culturel et une éthique forgée au contact des luttes populaires. C'est l'âme d'une terre meurtrie mais fière, celle de Jérémie et de ses environs qu'il entend incarner au sommet de l'État.

Bien que l'information fuite aujourd'hui de nos sources les plus bien informées, le principal intéressé n'a pas encore pris la parole officiellement sur sa candidature. Une prise de parole publique de l'artiste est toutefois attendue incessamment pour lever le voile sur sa vision et son engagement au service du Grand Sud.
Jean Jean Roosevelt sera candidat au Sénat sous la banière de la plateforme politique " Solèy".

La démarche bouscule d'ores et déjà les calculs politiciens traditionnels. Dans un département de la Grand-Anse qui aspire à un renouveau profond et à une véritable rupture avec les vieilles pratiques, l'arrivée d'une figure de cette envergure redistribue complètement les cartes.

Jean Jean Roosevelt ne vient pas seulement briguer un poste ; il propose une réhabilitation de la parole publique, un pont entre l'intégrité artistique et la rigueur de la gestion institutionnelle. La transition haïtienne cherchait des électrochocs moraux et politiques : la candidature du chantre de l'identité et de la justice sociale s'annonce d'ores et déjà comme l'un des séismes les plus retentissants de cette course au Sénat.