La tension est montée d'un cran au siège des Nations Unies à New York. En marge des débats de la 81ᵉ session de l'Assemblée générale, un choc diplomatique frontal oppose le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva à son homologue états-unien Donald Trump. Au cœur du litige : le contrôle des ressources vénézuéliennes et l'ingérence des grandes puissances dans la politique intérieure des nations du Sud global.
 
Du haut de la tribune, Donald Trump a une nouvelle fois vanté la puissance militaire des États-Unis et justifié l'opération états-unienne ayant mené à l'arrestation de Nicolás Maduro au début de l'année 2026. Revendiquant un contrôle majeur sur les ressources pétrolières vénézuéliennes, le président états-unien a présenté cette intervention comme un succès stratégique pour les intérêts financiers et sécuritaires de Washington.
 
Face à cette démonstration de force, le locataire de la Maison-Blanche a réaffirmé sa vision d'un ordre international dicté par l'hégémonie états-unienne, déclarant assumer pleinement cette doctrine de pression et de prise de contrôle directe.
 
La réplique cinglante de Lula da Silva
 
Prenant la parole avec fermeté, le président brésilien Lula da Silva a fermement rejeté ce qu'il qualifie de dérive unilatérale. Rappelant que la planète « n'appartient pas aux États-Unis », le chef d'État brésilien a fustigé les interventions militaires préventives et le mépris du droit international.
 
Défense de la souveraineté : Lula a insisté sur le fait que tout procès visant l'ancien dirigeant vénézuélien devrait se tenir au Venezuela et non devant des juridictions étrangères.
 
Mise en garde contre les prétextes historiques : Évoquant les erreurs tragiques du passé comme les fausses accusations d'armes de destruction massive en Irak , le dirigeant brésilien a dénoncé l'usage répété de prétextes sécuritaires pour justifier des invasions.
 
Refus de la vassalisation : Rejetant toute ingérence étrangère dans la région, Lula a rappelé avec force que l'Amérique latine refusait de servir de « arrière-cour » à quelque puissance que ce soit.
 
Cet affrontement verbal illustre la fracture grandissante entre Washington et plusieurs grandes nations du Sud global. Alors que la diplomatie états-unienne privilégie les accords bilatéraux de force et la pression militaire directe, le Brésil de Lula entend prendre la tête d'un front multilatéral exigeant le respect strict de la souveraineté des peuples et des chartes de l'ONU.