Finaliste : Condolizza Bélizaire

Profil : Romancière en herbe.

Thématique du concours : « Fuir pour survivre… »

Hannah croyait avoir trouvé l'équilibre aux côtés d'Harold, son collègue devenu l'élu de son cœur. Une romance complice, rythmée par la tendresse et la certitude d'un avenir partagé. Mais la façade idyllique finit par se fissurer pour laisser place à une réalité autrement plus sombre. Le virus dont parle l'œuvre n'est pas seulement celui de la maladie ou du corps ; c'est celui de l'emprise psychologique, ce mal invisible qui s'insinue lentement dans l'intimité avant de se déclarer dans toute sa violence.

Lorsque la vérité éclate au grand jour, la fuite s'impose comme une nécessité vitale. Non pas pour échapper à un danger extérieur, mais pour arracher sa dignité et sa liberté des griffes d'un quotidien toxique. Le récit épouse cette urgence de s'éloigner pour survivre, rappelant que certains départs exigent un courage immense.

À travers cette nouvelle, Condolizza Bélizaire signe une incursion lucide dans les méandres de la psychologie humaine et des relations toxiques. L'écriture joue habilement sur l'analogie médicale pour dénoncer ces violences silencieuses qui rongent l'esprit de l'intérieur. « Le virus qui tarde à s'en aller » se lit comme un vibrant plaidoyer pour la résilience : un rappel nécessaire que pour émerger de l'ombre et retrouver sa propre lumière, il faut parfois tout quitter, quitte à s'arracher une part de soi-même.

 

Haïti 17, partenaire officiel du Concours National des Jeunes Écrivains Émergents.